L’exposition photos qui fait réfléchir

Aujourd’hui, je vous fais un petit post sur une exposition photo dont j’ai entendu parler…au journal de 13 de France 2. Oui, je sais, ce n’est pas une de mes sources habituelles mais j’avoue que le thème et le traitement des photographies de cette exposition ne m’ont pas laissé indifférent et je pense qu’il peut aussi interpeller certains d’entre vous, lecteurs. Cette exposition quelle est-elle? C’est « Peur sur la Ville » qui se tient à la Monnaie de Paris avec des clichés de Patrick Chauvel, dont il me faut de vous présenter un peu pour mieux comprendre son travail aujourd’hui

À 60 ans, Patrick Chauvel est l’un des rares reporters à avoir couvert les conflits majeurs de ces quarante dernières années. Comme lui, ses images ont fait le tour du monde : la Thaïlande, le Pakistan, Israël, la Palestine, l’Irak, le Kosovo, la Tchétchénie, l’Afghanistan, la Yougoslavie, le Panama, le Salvador, le Liban, la Colombie, l’Angola, mais encore le Cambodge ou l’Irlande du Nord… L’œil dans le viseur d’un appareil photo ou d’une caméra, le grand reporter de guerre a consacré sa vie à témoigner. Il a reçu le prix World Press, et le prix du photojournalisme d’Angers pour son travail.

dixit le dossier de presse de l’expo disponible ici. Les photos présentées par Patrick Chauvel sont donc des photomontages, réalisés par Paul Biota, de ses clichés pris lors des conflits armés qu’il a photographié partout autour du globe, et replacé dans les rues de ce Paris qui nous est si connu et familier (que l’on soit parisien ou non ). Là où certains y voit du mauvais goût, j’y vois comme le désirait l’artiste, une interpellation plus ou moins brutale de nos consciences par rapport à la guerre. En effet, même si l’on voit souvent (toujours? ) des horreurs dans les journaux ou les magazines à propos des conflits qui se déroulent dans le monde, il y a toujours une part « d’ailleurs », de « ce n’est pas chez nous ». Alors quand ces scénes de guerres sont transposées de manière très realiste dans les rues de notre capitale, on est beaucoup plus touché. L’empathie augmente pour ces gens qui connaissent la guerre comme nous pourrions la connaitre, ils nous sont pour le coup beaucoup moins étrangers.

Le 2ème effet Kisscool, c’est qu’on réalise aussi que de telles scènes se sont déjà déroulées dans ces rues par le passé, et qu’il faut rester vigilant pour que ces photos ne prennent pas corps.

Une expo photo qui porte donc à réfléchir et qui allie la technique informatique du photomontage avec un vrai travail de photo-journaliste de terrain.

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