Jazz en Tête 2011: j’ai vu Grégory Privat « Ki Koté » Quintet et James Carter Organ Trio

Hier soir, j’ai encore eu la chance d’aller assister à une soirée de concerts dans le cadre du festival de Jazz de Clermont-Ferrand: Jazz en Tête, grâce à l’ami Nicolas.

J’ai ainsi pu voir deux concerts de grande qualité, mais je dois dire que personnellement, j’ai plus apprécié la première partie: Grégory Privat « Ki Koté » Quintet

Pianiste martiniquais, Grégory Privat est le fils de José Privat, arrangeur du célèbre groupe antillais « Malavoi ». À 16 ans, après des études classiques de piano, il s’oriente naturellement vers le jazz. Puis, tout en poursuivant des études d’informaticien à Toulouse, Grégory Privat commence à se produire. Sitôt diplômé, il part à la conquête des scènes parisiennes et fonde le groupe « Trio Ka », un mélange de jazz, de mélodies caribéennes et de « ka » (percussion traditionnelle guadeloupéenne). Il joue aussi régulièrement avec Rémi Vignolo, Jacques Schwarz-Bart, Stéphane Guillaume… Il vient de publier « Ki Koté », un tout premier album des plus réussis.

dixit le site de Jazz en Tête.

Pour vous donner mon opinion, c’est classique en étant assez frais. Pas révolutionnaire mais de bon niveau, entrainant et rythmé; parfois un peu rêveur surtout sur les morceaux sur lesquels vient s’ajouter la voix de la chanteuse Faustine Cressot.

Pour vous donner une petite idée, vous pouvez regarder cette vidéo ou vous rendre sur son MySpace.


En seconde partie nous avons eu droit à James Carter Organ Trio. Un trio donc avec James Carter au saxophone (picolo, alto) et flute, Gered Gibbs à l’Orgue Hammond B3, et Leonard King à la batterie.

Né à Détroit, James Carter commence le saxophone à l’âge de 11 ans et enregistre son premier album à 20 ans. Immédiatement reconnu par ses pairs et le public pour ses talents insolents sur l’ensemble des saxophones (à l’alto, au soprano, au ténor comme au baryton), « JC » joue aussi de la clarinette avec une aisance souveraine. Il a été élu meilleur saxophoniste baryton par le magazine Down Beat trois ans de suite. Après une quinzaine d’albums, il revient cette année plus fort que jamais, si bien qu’il apparaît une fois encore à la Une de Down Beat en mai 2011… Un phénomène.

Et là, je dois dire que mon avis est plus mitigé. Car oui, le sieur James Carter est un saxophoniste très talentueux, et certains de ses morceaux sont rythmés et entrainant avec une pointe de folie qui va bien avec la sympathie que dégage le bonhomme. Mais là où, à mon sens, le bât blesse c’est dans le « milieu » du concert que nous a proposé le trio. En effet, si le premier et dernier morceau ainsi que le rappel étaient excellents (et je crois que Nicolas et la Namoureuse sont de mon avis), autant le reste du concert semblait plus être une suite de morceaux qui servaient à faire partir le sieur Carter dans ses délires saxophonistiques (et il pousse trop ? fort sur l’instrument le bougre :-x ) plus que lui qui se mettait au service du morceau. Dommage surtout aux vu des talents de l’artiste et des « bons » morceaux entendus hier.

 

Encore une fois, je vous met une vidéo pour vous faire une idée:

 

Au final, une bonne soirée de jazz quand même, et un conseil: Venez assister si vous le pouvez à ce festival de jazz qui nous propose depuis 24 ans des artistes jazz de grande qualité.

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