Barouf: l’héritage d’Elric

img_2496 Grande joie sur la terre, félicité dans les cieux ! J’ai enfin reçu mon exemplaire de Barouf: l’héritage d’Elric, la bande dessinée commise par les sieurs Matthieu Gueritte (Dessinateur) Sylvain Tastet (Scénario) Fabio Bevilacqua (Scénario). Pour moi, les deux premiers noms ne sont pas inconnus puisqu’ils sont respectivement Le Gruth et Hoopy de JV Le mag et du podcast ZQSD.

Des jeux vidéo à la bande dessinée.

Si vous connaissez JV, le Mag et ZQSD ne serait-ce que de nom, vous me direz: oui mais ça parle de jeux vidéos , quel rapport avec la bande dessinée ?

Et je vous répondrais: Tout ou presque ! D’abord parce que ça fait classe comme reponse péremptoire, et ensuite parce que ce n’est pas faux.

En effet, on sent dans ce volume du 9e art toute les références qui ont dû nourrir les trois hommes: l’héroïne fantaisy, le jeux de rôle papier ou vidéo et surtout Terry Pratchet et l’humour absurde style Monty Python.
On reconnaît aussi le style dont chacun use dans leur emploi journalistique du vaste monde vidéo-ludique. En gros, pour cette bande-dessinée comme dans la vie Hoopy écrit et Le Gruth dessine (encore une fois désolé pour le sieur Bevilacqua (SuND1N) que je connais moins ) et on reconnait bien le style de chacun que ce soit le coup de crayon de Gruth ou la verve enjoyeuse de Hoopy.

Barouf mérite-il de faire du bruit ?

Le pitch de Barouf est le suivant:  » Mouche et Bardeur tombent par un hasard rieur sur une relique incroyable : la chaussette d’Elric, un roi légendaire connu pour sa force autant que pour l’odeur de ses pieds. Hélas, nos deux amis vont comprendre qu’ils sont désormais maudits. Débute alors une course contre la montre pour rompre le charme. Première étape : trouver un vendeur de lessive. » Déjà niveau délire sous acide ça se pose là.

D’ailleurs je pense que « délire sous acide » est ce qui caractérise bien l’ensemble de cet ouvrage tant tous les éléments connus de l’héroïc fantasy et de la quête de héros sont la fois respectés et pris à contre pieds. Rien ne semble avoir ni queue ni tête (du barman Menuisier en forme de planche, à la chaussette relique d’Elric en passant l’univers lui-même, à la fois médiéval et technologiquement anachronique) mais pourtant tout se tient. On se laisse prendre par l’histoire et le monde qui l’abrite comme on accepte sans sourciller de suivre l’intrigue de nos rêves pour certains trop alcoolisés.

La plume des auteurs apporte tout le sel à la narration et a des dialogues que n’aurait pas renier Ron Gilbert (Monkey Island) dans ses plus belles heures.
Grace à eux, se prend également à apprécier Baroof et Mouche qui, il faut quand même l’avouer se posent là en anti-héros loosers dont le « métier » est de brosser les dents d’un vieux dragons pour recycler quelques matériaux coincés entre ses dents, en vue de les troquer contre quelques piécettes à dépenser à la taverne locale.

Barouf_antiheros

Bref c’est de la bonne à croire que les trois larrons ont eux-mêmes reniflé la sainte chaussette d’Elric. Barouf nous offre un bon moment d’humour et de fantasy pour un prix modique de 12€. Vivement un deuxième opus.

P.S: Il me rappelle vaguement quelqu’un ce vieux…

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