Archives pour mars, 2010
J’ai testé pour vous: Heavy Rain, plus qu’un jeu, plus qu’un film.
11/03/10
Je vous le dit d’emblée, faire un post sur Heavy Rain n’est pas à mon sens une chose facile. En effet, il faut en permanence résister à la tentation de vous en dire trop et de vous spoiler l’histoire, ce qui est à mon sens le pire crime à faire par rapport à ce jeu (pour moi, même le synopsis sur la boite en dit trop, heureusement je ne l’ai lu qu’après :s) . Ensuite, parce que pour certains rageux, et surtout pour ceux qui ne voudrait pas faire l’effort de faire le jeu en dépassant leurs préjuger, Heavy Rain n’est pas un jeu mais juste une suite de QTE (Quick Time Event) : des actions à faire au bon moment quand on vous le demande.
Ma réponse général à tout ceci est bien sur dans le titre même du post. Heavy est pour moi, plus qu’un jeu, plus qu’un film.
En effet, de l’univers cinématographique, il reprend l’ambiance générale, le scénario : Dans une ville sévit le « tueur aux Origamis », vous incarnez 4 personnages qui seront mêlés d’une façon ou d’une autre à cette affaire (voilà pour moi tout ce qu’il y a à en dire pour ne pas gâcher le plaisir de la surprise et de la découverte). Des films, il reprend aussi l’alternance entre phase calme, posée et phase d’action qui toutes participent à l’immersion et à la trame narrative. D’ailleurs, cette trame narrative, est comme dans tout bon thriller ponctuée de rebondissements et surprises jusqu’à la fin.
Et c’est là que le coté jeu et les forces de Heavy Rain se font jour. En effet, à contrario d’un film (même très bon), on ne reste pas passif devant Heavy Rain, les fameux QTE (qui sont en fait la plupart du temps des actions contextuelles) permettent au joueur d’une part de s’imprégner des personnages, de créer un véritable lien avec eux, en partageant leurs actions les plus simples (ouvrir la porte d’un placard,..) comme les plus vitales (les faire survivre à certaines scènes d’action). De même, on peut « écouter » les pensées des personnages que l’on joue, leurs peurs, leurs doutes, leur espoirs, mais aussi plus concrètement selon nos propres sentiments/affects, faire évoluer les dialogues et les relations entre les personnages dans tel ou tel sens, prendre des décisions capitales qui influeront réellement sur le cours du jeu. Et c’est aussi là où la magie du titre opère (ou a, en tous cas, opéré sur moi) : on s’attache, comme jamais auparavant, aux personnages. On rit, on s’émeut avec eux (j’ai particulièrement été sensible à la scène entre Ethan et Shaun dans le parc), on partage leurs joies et leurs peines tant on met aussi un peu de nous dans chacun d’eux.

Heavy c’est un peu, pour caricaturer, le livre dont vous êtes le héros 2.0. Vous vous souvenez ces livres où si vous décidiez tel truc vous vous rendiez en page 20, ou si votre choix était différent vous vous rendiez en page 35 et l’histoire se déroulait différemment. Et bien Heavy Rain c’est ça, vos choix influent réellement sur le cours du jeu; je l’ai moi-même expérimenté en faisant d’autres choix dans certaines scènes et en voyant la suite de l’histoire en être transformée (évolution différente, chapitre suivant qui n’est plus le même, fin divergente,…). En plus d’offrir un richesse et une rejouabilité incroyable au jeu, chacun se faisant sa propre histoire et la fin qui en découle (il y en a une vingtaine possibles), j’y vois deux manières possible de jouer : soit on suit le scénario en effectuant les actions et on regarde l’évolution de l’histoire en fonction de nos succès et de nos échecs, soit on adopte une optique un peu plus gamer (comme quoi c’est un vrai jeu :p ) en recommençant les scènes jusqu’à réussir ce qu’on a projeté de faire.

Alors, voilà au final, ce post est sans doute un peu confus et fait à chaud, mais Heavy Rain est un tel mélange de différents styles, et peut être vécu et abordé de tellement de manière différentes qu’il est difficile d’en faire une réelle synthèse. Comme certains ovni vidéo-ludiques, je pense qu’ici le terme d’expérience n’est pas usurpé. Et j’espère juste que ce post vous donnera l’envie si vous avez une PS3 de tenter l’expérience. Car voyez-vous, on aime ou on déteste mais ça ne laisse pas indifférent. Et quel plaisir, quel grand moment quand on aime. Assurément une de mes plus belles expériences manettes en main.
Déballage du Nikon D90
9/03/10

Voici ma vidéo pourrie du jour (oui, ça tremble et les cadrages sont parfois foireux :s ), le déballage de mon nouveau boitier photo le Nikon D90. Alors ok, c’est n’est pas un des derniers reflex de la gamme Nikon mais le déballage et présentation « d’anciens produits » peut devenir un thème récurant pour quoi pas
. Ici, je n’hésite pas à vous présenter ce que les autres blogs hi-tech vous ont déjà présenté il y a des mois, c’est dire si je ne recule devant aucun sacrifice pour vous.
Plus sérieusement, le D90 reste un très bon boitier pour ceux qui aiment les Nikon en particulier et la photo en générale, un rapport qualités/perfromances/prix aux petits oignons, et à parcourir le Net et les forums spécialisés je n’en ai entendu que du bien (en plus d’avoir vu ce qu’il peut fournir comme clichés).
J’en profite pour faire également un très rapide comparatif avec mon ancien boitier un D40, toujours de chez Nikon bien sûr
Il me reste maintenant à prendre la bête en main et à l’apprivoiser quelque peut pour nourrir Aperture et Flickr





